Posts filed under 'Je déteste guère des films de Guerre'
Conclusion : Pour le meilleur et pour le pire
Maintenant est venu le moment des bilans. Histoire de mettre en perspective ce qu’on a visionné et de juger, classifier, aduler, louanger et vilipender le tout dans un dernier papier, rempli de tout plein de jolies catégories; cliquez sur les titres pour (re)lire mes critiques.
Les plus dingues : deux japonais (quel hasard!), soit Yatterman et Vampire Girl Vs. Frankenstein Girl
Les plus marrants: Lascars, You Might as Well Live et l’incroyable documentaire The Wild and Wonderful Whites of West Virginia
Le plus joyeusement gore : Dead Snow et Vampire Girl Vs. Frankenstein Girl (encore!)
Les combats les plus cool : Ip Man et Rough Cut
Le plus stressant : The Children, avec ses mioches qui foutent les jetons
Le plus étrange : Left Bank, on se questionne encore sur la finale
Les meilleures série B totalement assumées : Lesbian Vampire Killers, House of the Devil et en particulier Trick r’ Treat
Le plus dynamique des films d’action : l’hommage au blaxploitation Black, sans hésitation
Les déceptions : Mutants et pas du tout troublant ‘director’s cut’ de Combat Shock
Les invités les plus coool : José Mojica Marins (alias Coffin Joe; Embodiment of Evil), David Hess (Smash Cut), Paul Solet (Grace) et surtout Eli Roth (Inglourious Basterds)
Meilleurs courts métrages : The Viewer (en 3D), Rite et Massacrator; mention spéciale au débile car scatophile My Love Lives in the Sewer
Meilleur film américain : ex-æquo Grace et The Immaculate Conception of Little Dizzle
Meilleur film canadien : Sweet Karma, solide
Meilleur film québécois : Sans Dessein, rafraichissant
Meilleurs films asiatiques : on fut vraiment épaté par Thirst, Rough Cut et The Chaser (les coréens sont vraiment trop forts; on aurait sûrement adoré Breathless, qu’on a malheureusement manqué)
Meilleur film : ex-æquo Rough Cut et Inglourious Basterds
Pire film : Neighbor
Fin.
P.S. On se reparle l’an prochain.
P.S.S. N’hésitez pas à poster vos tops persos. Je rectifie: merci, de poster vos tops persos.
10 comments 31 juillet 2009
Jour 22 : Rien à faire, je n’irai pas aux supplémentaires
Et le 22e jour, après quelques 33 projections, il passa près de l’exhaustion. Ben non. Sérieux, on ne regrettera pas les inconfortables sièges, les bouffes plus ou moins digestes ingurgitées en vitesse, les aller et retours en vélo, jusqu’à Concordia (pour se taper 2-3 films Fantasia) après le boulot, avant d’aller au dodo, avec un récalcitrant mal de dos. Non pas trop. Quoiqu’on en a jamais assez de tous ces films marrants, barjos, décadents et pas (souvent) faux. Avant de peser les pours et les contres pour notre palmarès perso, on critiquera les 2 derniers coups d’éclats de Fantasia.

Rien à redire sur Trick ‘r Treat, pour lequel on n’a que des bons mots. C’est en fait une formidablement réussie lettre d’amour à l’horreur classé PG-13 injectée d’un très noir humour. Ce n’était finalement pas réellement une anthologie à la
Creepshow (malgré plusieurs petits clins d’œil non-dissimulés au susmentionné classique de George A. Romero), mais plutôt une sorte de chassé croisé légèrement rétro et ultra bien monté, nous revoyant aux sympathiques séries B d’il y a une vingtaine d’années.
Lors d’une soirée d’Halloween (évidemment) ayant des allures de Mardi Gras (donc, grandiloquent), on retrouve – attention : SPOILERS – des paternels perturbés, des mutants costumés (attendez de voir cette demi-portion de Pumpkinhead se démasquer!) et des zombies attardés, mais aussi de très sexy loups-garous (quelles transformations!!), un paquet de mômes plus ou moins fous et tout plein de bons bonbons (y’en a même qui tuent et tout!!!). En plus, la direction artistique est vraiment de la dynamite. On ne peut pas vraiment demander mieux, sérieux.

Pour ne pas gâcher la surprise, on s’abstiendra de trop vous en dire. Les excellents Brian Cox, Anna Paquin et Dylan Baker, qui semble s’amuser comme des dingues dans cette loufoque histoire bien ficelée et on ne peut plus référencée (on ne compte plus les contes et films de genre qui y sont implicitement mentionnés – on vous laisse les trouver!). Bien que très sucré et ne faisant pas vraiment peur, vous pouvez vous empiffrer, car ne donne jamais mal au cœur. Les amateurs d’horreur vont l’adorer, le vénérer, acheter le DVD… Ça repasse ce soir à 21h15, avis aux intéressés!

Et, finalement, le nouveau Tarantino, il valait le déplacement, qu’on entend se demander tous ceux qui n’ont pas réussi en entrer? Oh que oui, les amis! On a même hâte d’aller revoir ce tant attendu Inglourious Basterds quand il atterrira le 21 août en salles. C’est réussi à ce point les copains. En sortant de sa zone de confort pour nous pondre un film de guerre sortant réellement de l’ordinaire, le réalisateur de Pulp Fiction nous en a foutu une vraiment bonne. Connaissant le bonhomme, ça n’allait évidemment pas être un remâchage typique de l’Inglorious Bastards de ’78, auquel il n’a finalement que piqué le titre en s’inspirant de son plus résumé possible synopsis (mercenaires américains trouant du nazi).
On obtient un long trip semi-historique, remplis de passages un peu beaucoup verbeux (quels dialogues savoureux!), de situations souvent imprévisibles, de moments souvent hilarants et de séquences d’actions aussi violentes qu’explosives. Tout simplement jouissif. Singuliers interrogatoires, tendues fusillades, marrants discours de motivation, solides bastons, intenses incendies, sanglantes exécutions… c’est toujours à fond.

Évidemment, il ne peut s’empêcher de faire des clins d’œil aux cinéphiles, car – en plus des évidentes et obligatoires références – l’entreprise possède toujours pas mal de style, comme ces arrêts sur image pour présenter un personnage, ces jolis titres de chapitres, cette trame sonore Morricone-ienne, ces effluves de spaghetti western, etc. De plus, contrairement à trop de films sur l’holocauste (i.e. Schindler’s List), il nous la joue multilingue : effectivement, on y parle autant le français, l’anglais que l’allemand (et même un peu d’italien!). En plus, Tarantino en profite pour tirer quelques pics autant au public qu’aux critiques, en passant par son industrie, sa patrie et celle des français aussi. Et nous, on sourit.
On ne peut passer sous silence les performances du son casting international cinq étoiles, avec notamment Brad Pitt (en amusant et moustachu commandant, qui reprend Brando version sud des USA), Eli Roth (qui exhausse le fantasme ultime de tout juif) et Christof Waltz (le charmant/menaçant Allemand, qui vole toutes les scènes l’incluant – non, il n’a pas volé son prix cannois), en plus des jolies françaises Diane Kruger (séduisante) et Mélanie Laurent (craquante).
Allez voir ce film. Ce n’est pas une option.
Avant et après la projection tardive (qui termina à 1 heure du mat’) de cette première canadienne, on eut le bonheur de voir et d’entendre le sympathique et divertissant acteur/réalisateur Eli Roth, qui nous raconta une foule d’anecdotes. Par exemple, on apprit comment son rôle dans Death Proof lui a servi d’audition pour IB, en plus d’en savoir un peu plus sur l’absence de Tarantino, qui était retenu à Berlin pour le press tour de sa dernière œuvre).
Il se réjouissait d’être de retour à Fantasia, après son passage en 2003 avec Cabion Fever. Nous aussi Eli.
Demain, suivra un ultime post sur nos meilleurs et pires de l’édition 2009.
En attendant, voici les…
Prix décernés à Fantasia 2009
Prix du Jury Long métrage
Meilleur Film : BREATHLESS - Yang Ik-june
Prix spécial du Jury : LOVE EXPOSURE – Sion Sono
Meilleur acteur : YANG IK-JUNE (Breathless)
Meilleure actrice : HIKARI MITSUSHIMA (Love Exposure)
Meilleure réalisation : DAVID RUSSO (The Immaculate Conception of Little Dizzle)
Meilleur scénario : NICOLAS ALBERNY & JEAN MACH (8th Wonderland)
Meilleure direction photo : HIDEHO URATA (The Clone Returns home)
Prix technique : IP MAN
Mention spéciale pour la direction d’enfants acteurs : TOM SHANKLAND (The Children)
Prix du Jury Première œuvre
Meilleur premier film : WHITE LIGHTNIN’ – Dominic Murphy
Mention spéciale : première performance de l’actrice ELINE KUPPENS (Left Bank)
Prix du Jury Courts-métrages internationaux
Meilleur court métrage en prises de vue réelle : HOLD YOUR FIRE – Wes Benscoter
Meilleur court métrage d’animation : THE CONTROL MASTER – Run Wrake
Prix du Jury Courts métrages québécois
Meilleur court métrage : LES OUTILS – Simon Laganière
Meilleure réalisation : KAGAMIKO – Mathieu Arsenault
Meilleure interprétation : PIERRE-LUC LAFONTAINE, (dans Déraciné -Pierre-Antoine Fournier)
Meilleur scénario : UN COURT SANS TITRE – Alexandre Gibault
Prix spécial du jury : Fantasme – IZABEL GRONDIN (et l’ensemble de son œuvre)
Prix du Jury Courts métrages DIY
Meilleur court métrage DIY : PANORAMA : SEEKING VOÏVOD – Jean-Marc E Roy
Meilleur scénario DIY : CHERS PARENTS – Sébastien Godron
Coups de coeur du jury (ex-aequo) : MASSACRATOR - Pierre Ayotte et SIMONAC - Sylvain Lavigne
Prix SÉQUENCES
Pour son scénario intéressant et bien écrit et pour son mariage parfait entre le film d’auteur et le film d’action, le Prix Séquences est attribué au film coréen ROUGH CUT du réalisateur Jang Hun.
Prix ÉCRAN FANTASTIQUE
Le prix L’Écran Fantastique est attribué au film PACO AND THE MAGIC BOOK de Tetsuya Nakashima.
À demain.
Add comment 30 juillet 2009