Posts filed under 'J'adore les films Gore'

Jour 21 : Bâtards!

Avant de faire l’apologie du grand Tarantino, voici quelques mots sur les 2 films vus hier (dont un pas très jojo).

D’emblée, les fleurs. On a adoré Left Bank, un film belge difficilement classifiable, qui a beaucoup de cœur au ventre, avec un intrigant dénouement qu’on ne peut vous vendre. On pourrait vous balancer tout plein de nom d’intenses réalisateurs (Zulawski, Lynch, Polanski…), mais ça ne rendrait pas hommage au style unique de cette œuvre for bien filmée et remplie de fraicheur malgré sa lourdeur. Sans jamais nous donner le tournis, on y mêle des gros plans à des déstabilisantes car saccadées plan-séquences, en passant parfois par de fort appropriés ralentis.

En vrac, quelques thèmes de prédilection : habitations, maladies, passions, familles, obsessions, amours, mutations, mystères, rêves, associations, cauchemars, disparitions, sacrifices et transformations. Après quelques films coup de poing (comme C’est Arrivé Près de Chez Vous et le très punché Ex-Drummer– présenté l’an dernier), on pourrait penser que les Belges sont un brin perturbés, faits de concentré, toujours prêts à exploser et pas du tout pudiques, en plus d’aimer tout ce qui est cru, punk, bruyant, étrange et/ou psychotique. Genre. Pour ceux qui n’haïssent pas se questionner et se faire un peu agiter le cocotier.

Ensuite, le pot. Lorsqu’on va voir une première mondiale, on espère avoir à faire à une perle, à quelque chose d’unique, auquel on a accès avant tout le monde. Cependant, comme peu de gens (et de journalistes) l’ont déjà vu, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. On risque effectivement de visionner le pire des navets (i.e. Jeepers Creepers 2, Postal…). Vous devinez qu’on pas du tout raffolé de Neighbor, une petite série B fait aux USA, jouant à la chaise musicale entre le ‘torture porn’ bien sordide et graphique et l’horreur grassement comique.

Quoiqu’on nous le vendait comme étant un des plus extrêmes films de l’édition 2009, y’avait vraiment pas de quoi fouetter un chat, un chien ou encore un maso nous présentant son lacéré dos. Peut-être que les sévices offerts était inventifs et tout à fait sanglants (à caser dans la catégorie on-peut-pas-vraiment-faire-plus-gore), mais au niveau performances d’acteurs, ce n’était vraiment pas fort. Le tout n’est pas crédible pour deux sous, autant la ‘méchante’ (la belle chick rate réellement son coup en psychotique) que ses principales victimes qui sont un peu trop endurantes à notre goût. De plus, il semble que le film ait été terminé en catastrophe, le montage était un peu tout croche : quand t’en es à te demander quand telle scène s’est passé…). On aurait aimé plus fou, au final ce n’était que mou et flou. Un gros bou.

Avant de terminer le festival sur un gros morceau (le Tarantino!), on ira se taper l’anthologie à la Creepshow Trick ‘r Treat, avec  le cultissime Brian Cox (l’original Hannibal Lecter dans Manhunter), Anna Paquin (X-Men, True Blood), et Dylan Baker (Happiness, Spiderman). Après on saura enfin ce que nous réserve le réalisateur de Reservoir Dogs, avec son histoire de commando anti-nazis. Oh oui.

Saviez-vous que c’est en fait un remake de Inglorious Bastards (retitré ici Inglourious Basterds), un film d’exploitation très fun datant de ’78, de l’Italien très culte Enzo G. Castellari (1990 : Bronx Warriors, the New Barbarians, quelques Django…), mettant en vedette une des stars du blaxploitation, le colossal Fred Williamson (on pu également le voir dans From Dusk ‘till Dawn). Ouais. On a bien hâte de voir ce qu’il en a fait. Et les anecdotes du toujours trèes loquace Eli Roth (réalisateur de Cabin Fever, des 2 Hostel et acteur dans Death Proof), qui sera présent lors de la projection.

On s’en reparle demain, promis. Quand tout ça sera fini.

2 comments 29 juillet 2009

Jour 20 : Deux yeux vitreux

Aujourd’hui, bande de chanceux, vous avez droit à un spécial sur la boîte de prod’ Glass Eye Pix, fondé par un habitué du festival, l’acteur et réalisateur Larry Fessenden (Habit, Wendigo, The Last Winter). Fessenden était d’ailleurs à Montréal, afin de présenter trois des plus récentes productions de sa compagnie, soit House of the Devil et I Sell the Dead, en plus du court métrage The Viewer, présenté avant ce dernier.

Qu’est-ce qui arrive quand on annonce la projection d’un film qu’une semaine avant la date? Une pas très remplie salle. C’est exactement ce qui est arrivé à House of the Devil. Trop dommage, surtout que le film – qui est plein de références au genre des années 80 à laquelle il rend un super hommage – en aurait probablement beaucoup séduit en tant que film de minuit.

ATTENTION : SPOILERS! Prenez la gardienne d’Halloween, donnez lui le baladeur de Kevin Bacon dans Footloose, envoyez-la dans la maison d’Amityville, siutuée tout près du cimetière de Night of the Living Dead, avec la trame sonore de The Shining, les apparitions démoniaques de The Exorcist et les membres du culte de Rosemary’s Baby et vous saurez pourquoi HotD se laisse agréablement regarder par tout trentenaire n’ayant pas délaissé l’horreur. FIN DES SPOILERS!

Remarqué il y a 4 ans avec l’inventif mais fauché The Roost, Ti West se révèle être  un réalisateur de film de peur très prometteur. Ouep. Son film est salement efficace. À la fois bien filmé/acté/monté/rythmé, on se régale de l’ambiance étrange qui tranquillement s’installe, avant sa finale assez brutale (un bain de sang!), peut-être pas la plus originale mais elle fonctionne salement.

Concernant I Sell the Dead, on doit avouer avoir eu de la difficulté à embarquer dans cette horrifique comédie, un peu lente et (trop) bavarde, quoique joyeusement noire et très jolie. Pas qu’on n’aime pas Fessenden, Ron ‘Hellboy’ Perlman, Angus ‘Phantasm’ Scrimm, les vampires, les aliens et les zombies. Et nous aussi, on est fan des anthologies (i.e. Creepshow), de  Tim Burton et de Sam Raimi. C’est peut-être à cause de la trentaine de films vus précédemment. On attendra de se le retaper avant de se prononcer.

Cependant, ce qu’on a adoré le court qui l’a précédé! Présenté en traditionnelle 3D (avec en prime des lunettes bleu et rouge), The Viewer se voulait une sorte d’interrogatoire expérimental, mêlant réalité virtuelle, hallucination et voyage astral (mettons), à travers de jolies lunettes à trois dimensions (oh oui!). Du bonbon, un peu psychédélique, mais bon… quel trip!

Qu’avons-nous donc ce soir à se mettre sous la dent? Un petit belge apparemment angoissant, Left Bank à 19h20 (ça repasse aussi demain à 17h20), et un américain soit-disant malsain – Neighbor à 21h45 (une première mondiale avec invités spéciaux). C’est la fin demain (enfin? non!).

Add comment 28 juillet 2009

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