Scott Pilgrim, The Violent Kind, du japonais et plus encore

28 juillet 2010 at 16 04 25 0725 Laisser un commentaire

Bon mercredi,

On est encore sous le choc ce matin, après avoir été éblouit par l’incroyablement divertissant Scott Pilgrim Vs. the World, qui était présenté hier à Fantasia en première canadienne. Étant l’une des représentations qui afficha complet le plus tôt dans le festival, écrire que l’adaptation de la bédé canadienne culte était attendue relève de l’euphémisme. Ça se sentait dans la salle, l’audience étant particulièrement en feu. Le fait qu’Edgar ‘Shaun of the Dead/Hot Fuzz’ Wright était aux commandes ne nuisait pas trop non plus (le réal’ nous a fait une petite intro vidéo en différé du Comic-Con de San Diego avec le cast).

Et c’était comment? Un fantastique trip de comics, mêlant relecture super-actuelle du mythe super-héros remixé en sauce jeu vidéo rétro. Genre. Vous pensiez que Kick Ass kickait des culs? Vous n’avez encore rien vu. En plus ça rocke sans bon sens, parfait pour les fans de grunge et d’alternatif des années ’90 – tel que The Pixies, Smashing Pumpkins, Nirvana et Sonic Youth; en plus, Michael Cera, l’acteur principal, ressemble à Beck comme deux gouttes d’eau. Côté jeu vidéo, le film est une véritable lettre d’amour au médium, non seulement au niveau visuel et de la forme (des titres marrants, des barres d’état ridicules, des ‘VS.’ lors des combats, des armes pixélisées, etc.), mais aussi en incluant des clins d’œil et références à des jeux classiques, comme Pac Man, Zelda, Mega Man, GTA et autres Mortal Kombat, sans parler des jeux de combats et de skate, pour ne nommer que ceux-là. 

Le résultat est à l’image d’une bédé ou d’un dessin animé (les mangas en tête), soit aussi dynamique qu’hyperactif, sans pour autant devenir insupportable, contrairement à une autre adaptation comme le Speed Racer [2008] des frères Wachovski (The Matrix). C’est souvent hilarant, plein d’action et bourré de références à la pop culture (internet, MSN, Seinfeld, des persos stéréotypés à l’os…). Ça a aussi un peu le côté critique et ironique de Ghost World (issue d’une bédé underground, qui rock tout en étant touchant et romantique), mais en pas mal plus dynamique, actif et surréaliste. Cera/Pilgrim est aussi timide que cool et charismatique (comme il l’était dans Juno), et que dire de Jason Schwartzman (un régulier de Wes Anderson), sinon que qu’il est super en vilain qu’on a le goût de frapper tant il est nonchalamment chiant. La jolie Mary Elizabeth Winstead (qu’on a pu apercevoir dans le Death Proof de Tarantino, Final Destination 3, The Ring Two, le remake de Black Christmas et bientôt dans celui de The Thing) est formidable en tant que super-copine trop-cool-pour-vivre de Scott Pilgrim, avec ses fringues pas possible et ses cheveux colorés, dotée d’ex- méchamment motivés.  Mais sachez que tous les autres acteurs tirent leur épingle du jeu. Impressionnant. The Wright stuff!

Donc, le 13 août, si les gigantesques gros bras de The Expendables (de et avec Stallone, incluant aussi Swarzie, Willis, Lundgren, Li, Rourke, Statham, Steve ‘Stone Cold’ Austin et Eric Roberts!) ne vous intéressent pas, courrez voir Scott Pilgrim Vs. the World (re-voyez la bande-annonce ici). C’est un ordre.

On finit ça en grand ce soir, avec la projection du director’s cut (une demi-heure de plus!) du classique de l’Allemand Fritz Lang, Metropolis [1927], qui sera présenté à la Place des Arts accompagné d’un orchestre de treize (13!) musiciens. Comme on a déjà vendu 3000 billets, ça risque d’être épique!

P.S. Nos collègues Philippe, Julien et Maxime ont aussi vus quelques films – voir plus bas. 

-          Christophe Gagné alias Kristof G., votre humble scribe et webmestre de Fantistof ET Coordonnateur aux Événements des Communications d’Ubisoft Montréal

***

Avant de voir The Violent Kind, j’avais beaucoup d’attentes, pour finalement pas grand-chose. Le début était prometteur: des gars de moto qui bûchent des dealeurs de drogue tout en faisant le party avec des binbos. Mais plus le film avance en temps et surtout en longueur, plus il me fait penser au film d’ado Can’t Hardly Wait, à l’exception de Jennifer Love Hewitt (au moins si elle aurait joué dans ce film, ça m’aurait permis de rester éveillé).  Au milieu du party, une femme entre dans la maison où le party a lieu, couverte de sang et criant comme une perdue. N’aillant aucune explication, je me suis dit : «c’est sûrement un mec de la gang qui lui a donner une sévère raclée? ». Mais mon explication ne dura pas longtemps, car la femme était comme possédé du démon et de l’électricité lui sortait de la bouche. Après l’avoir attachée confortablement dans un lit, la gang de bikers eurent la visite de cinq rockabillies venus de nulle part. C’est alors que là, ça en été trop pour moi : je voulais voir arriver la fin de ce terrible film.

Alors j’ai du me retenir de m’endormir afin de voir la scène finalement du film, qui est une sorte de cérémonie pour sacrifier la femme possédée par le démon, menée par les 5 rockabillies, qui eux-mêmes étaient des extraterrestres homosexuels venus ici pour sauver le monde!!! Wow, que d’émotions, mesdames et messieurs. Je suis resté jusqu’à la fin pour deux choses : la première, compter le nombre de personnes qui quittaient la salle avant la fin, deuxièment, si le réalisateur – qui était présent – allait répondre aux questions avec un sac de papier brun sur la tête!!! Et non, il avait l’air très fier de son film, bordel de merde !!! Alors mon conseil, courrez aller voir n’importe quel autre film à part The Violent Kind. Ou si vous aimez le n’importe quoi, et vous posez plein de question, et perdre 2 heures de votre vie… bah, allez donc le voir!

-          Philippe Deshaies, Testeur, Assassin’s Creed Brotherhood

***

La fin du festival approchant, la fatigue commence à se faire sentir (23 films en 21 jours, ça fait beaucoup de films, surtout à des horaires exotiques), mais aussi l’appréhension que c’est presque fini. J’ai presque déjà hâte à l’an prochain pour renouer encore avec le festival et ses foules acharnées. Sans plus tarder, un résumé des quelques films que je suis encore allés voir :

The Violent Kind (vendredi 23) 

Après avoir vu les bandes annonces, qui sont très cocasses d’ailleurs, je me suis laissé tenté par ce film de catégorie B. En résumé, des motards se font tabasser par des gens (ou choses) hors de l’ordinaire, tout ça dans une atmosphère rockabilly tout à fait sympathique. Ce n’est pas un film sérieux, ça ne se veut pas sérieux mais ça s’apprécie très bien.

King of Thorn (samedi 24)

Un virus récime les habitants de la planète et on procède à la cryogénisation de quelques uns d’entre eux. Toutefois, ça ne se passe pas comme prévu. Une intrigue bien réussie, un sci-fi  animé de très bonne qualité. Je suis sorti du film bien satisfait de mon choix.

Symbol (samedi 24)

Malgré mon appréhension (j’avais lu d’autres critiques et la bande annonce ne m’attirait pas spécialement), je dois dire que ce film est définitivement original et intéressant, mais maladroit. En parti dû à l’humour parfois un peu juvénile et à quelques gags gâchés (à coup de répétitions), ça aurait pu être bien meilleur. L’histoire en tant que telle est surprenante : un individu quelconque enfermé dans une pièce bien particulière qui lui permet d’interagir avec son environnement. Puis, une deuxième qui lui permet d’interagir avec le monde. Ça fait un genre de « training » pour un remplaçant de Dieu. Verdict : correct, mais maladroit.

Summer Wars (dimanche 25)

Définitivement mon coup de cœur du festival. La prémisse semble simple. Un monde connecté par un simili-internet très répandu, incluant un jeune mathématicien et une famille très unie. Sans rien dire de l’histoire, c’est un film riche en émotions et très émouvant. La tristesse est si bien rendue que plusieurs n’ont pu s’empêcher de pleurer pendant le film, preuve de la qualité de l’œuvre. En bref : si vous n’avez pas vu ce film, vous devriez le voir.

Vampire (dimanche 25)

Docu-fiction belge, ce film traite de vampires plus banaux qu’on pourrait le croire. L’esthétique du documentaire est très bien réussie, le propos et le jeu des acteurs nous arrache des sourires facilement. Ce n’est pas hilarant, mais tout de même drôle et intéressant. À voir pour quelque chose d’exotique sur les vampires, et très loin de Twilight!

C’est déjà tout et mon festival achève : il ne reste plus que Metropolis, que j’irai voir à la PdA si je peux avoir des billets!

-          Julien L’Heureux, Programmeur Généraliste, Groupe Technologique

***

Alien Vs Ninja

Le film était vraiment mémorable. L’acting, les poses explicites, les costumes, le scénario et l’humour ont permis de nous présenter l’une des meilleures comédies de sci-fi que j’ai pu voir récemment. Mélangez le scénario de Predator avec Alien, remplacez les marines par des ninjas et vous obtiendrez Alien Vs Ninja. Pour les intéressés, voici un lien vers le Q&A d’Alien Vs Ninja; la qualité n’est pas super, mais j’ai fait ce petit montage avec les moyens du bord.

Mutant Girls Squad

Après Tokyo Gore Police (2008) et Vampire Girl vs. Frankenstein Girl (2009), Yoshihiro Nishimura récidive avec Mutant Girls Squad. Qu’est-ce Mutant Girls Squad? Imaginez que vous êtes une jeune adolescente qui vient d’atteindre ses 16 ans et que vous apprenez que vous n’appartenez pas au genre humain. Vous êtes une mutante et vous commencez à découvrir vos facultés, quand une agence gouvernementale débarque chez vous et commence à tuer tous les gens qui se trouvent à votre petite fête. C’est un genre d’X-Men à la japonaise. J’ai adoré et comme à l’habitude de Yoshihiro Nishimura [NDLR : invité pour la 3e fois au festival], on a eut le droit à un Q&A hors du commun. Je vous épargne les détails.

-          Maxime Lebel, Effets Spéciaux, Assassin’s Creed Brotherhood

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Doghouse, The Shrine and much more! Dernier post de 2010… The End

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