Jour 8 : Mutations à la con
16 juillet 2009
OK, OK, j’admets avoir élevé un peu (beaucoup) trop haut mes attentes pour Mutants, qui n’est finalement qu’un petit et tout à fait honnête film de genre français. C’est juste que je voulais voir quelque chose d’aussi bon que ses influences (The Thing, The Fly…), ce qui est virtuellement impossible.

Mutants
Cependant, le tout est décemment filmé (de fort belles et souvent glauques images), à la fois minimaliste, intense et désespéré. C’est même parfois aussi stressant que 28 Days/Weeks Later (qui l’a probablement beaucoup influencé), avec une puissante bande son qui fout les j’tons. Et c’est effectivement un bon flash d’avoir comparé une physique transformation avec une cure de désintoxication.

Mutants (bis)
Question rythme, ça débute plutôt tranquille (un peu trop?), histoire de bien assoir ses principaux persos (qui font du bon boulot), pour ensuite les opposer au très cliché groupe d’intrus armés (vous devriez voir leur caricaturé chef Frank et sa meuf dévouée), avant le climax remplis de zombies… euh, excusez-moi d’infectés mutants (jolis maquillages bien gluants) légèrement redondants. Un peu comme des bâtards enfants des créatures de From Dusk ‘till Dawn et The Descent. Genre. Une petite déception. Ça nous apprendra à trop lire de critiques à la con.

Ce soir, comme on n’a pas encore vu de film britannique, on ira à 17h se taper cette farce bien grasse que semble être Lesbian Vampire Killers (avec une titre comme ça…), des gars derrière le sitcom anglais Gavin and Stacy (BBC TV). Si c’est à moitié moins bon mis aussi sanglant que Shaun of the Dead (ou – à moins grande échelle – que l’Allemande comédie Night of the Living Dorks), on devrait en sortir relativement satisfait.
L’amateur d’anime devra attendre jusqu’à 21h50 pour avoir sa dose de manga, avec très beau (c’est pas ce que vous croyez) Hells, du studio qui nous avait donné tout plein de bijoux, tel que l’impitoyable Ninja Scroll. À première vue, le film d’animation traditionnel rappelle un brin le style très cru de l’américain Bill Plympton, avec son coup de crayon fort original. Et puis, bon, vous savez que l’enfer et ses chaleureuses damnations, on a toujours assez de difficulté à dire non.

Terribly Happy, l'affiche originale.
Ceux qui n’ont que faire des satanismes dessinés, iront se faire voir à 22h05 de l’autre côté, pour le thriller danois Terribly Happy, dont on a entendu beaucoup de bien (avec Kim Bodnia, vu dans la série Pusher). À demain.
P.S. On vous reparlera sous peu de l’excellent programme que nous a présenté hier DJ XL5.
Entry Filed under: J'ai peur des films d'Horreur, J'aime aimer les Série B, Je m'anime quand ça Dessine, Je me crinque quand c'est dingue, Je me marre des Nanars, Je me réjouis quand y'a des zombies. .
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